Climat Chauffage

Comment utiliser le comparateur de climat de chauffage

Le comparateur met deux départements côte à côte : degrés-jours de l’année et de chaque mois, saison de chauffage et froids de référence. Exemple : le Doubs compte 2 639 degrés-jours, Paris 2 044, soit +29 % pour le Doubs.

En trois gestes

Le comparateur tient en deux listes. Dans la première, choisissez votre département, ou celui que vous connaissez ; dans la seconde, celui auquel vous voulez le comparer. Le résultat s’affiche aussitôt, sans bouton à valider. Le bouton « Inverser » échange les deux départements, ce qui retourne le signe des écarts.

L’adresse de la page enregistre le choix, sous la forme /comparateur/?a=25&b=75 : on peut la copier pour retrouver ou partager une comparaison. Depuis chaque fiche département, le bouton « Comparer avec un autre département » ouvre l’outil avec ce département déjà choisi.

Un exemple calculé à la main : le Doubs et Paris

C’est la comparaison affichée par défaut. Le Doubs, mesuré à Besançon, compte 2 639 degrés-jours par an ; Paris, mesuré au jardin du Luxembourg, 2 044. Le pourcentage en tête de résultat se calcule ainsi :

(2 639 ÷ 2 044 − 1) × 100 = +29,1 %

Arrondi, cela donne +29 % : à logement identique, l’hiver de Besançon demande environ 29 % de chauffage de plus que celui du centre de Paris. Dans l’autre sens, Paris est à −23 % du Doubs : les deux pourcentages ne sont pas symétriques, parce que la base de comparaison change.

Le tableau mois par mois montre où se fait la différence. L’écart le plus fort tombe en janvier : 467 degrés-jours dans le Doubs contre 378 à Paris. La saison de chauffage dure 8 mois dans le Doubs (d’octobre à mai) et 7 à Paris (d’octobre à avril).

Les lignes du tableau, une à une

Écart à la médiane nationale et à Paris
Deux repères fixes, utiles quand aucun des deux départements choisis n’est Paris : la médiane des 96 départements (2 392 degrés-jours) et Paris (2 044).
Rang
Du plus chauffé (1er) au moins chauffé (96e), d’après le total annuel.
Saison de chauffage
Les mois au-dessus de 100 degrés-jours, et la part du total annuel qu’ils représentent.
Mois le plus froid
Celui dont les minimales sont les plus basses, avec ses minimale et maximale moyennes.
Nuit froide type, nuit la plus froide d’une année moyenne, record
Trois mesures du froid à la station : la température franchie une nuit sur cent, la moyenne des minimums annuels et le minimum absolu de 1991–2020.
Zone 3CL et température de base
La valeur réglementaire du DPE pour la zone et l’altitude de la station. Elle figure pour mémoire ; le comparateur n’en tire aucun calcul de puissance.
Altitude de la station
À vérifier en premier quand l’écart paraît surprenant : deux stations à des altitudes très différentes ne décrivent pas les mêmes situations.

Six comparaisons commentées

PaireDJUÉcartSaisonJours de gel
Doubs / Paris2 639 / 2 044+29 %8 / 7 mois56 / 19
Haute-Marne / Haute-Corse3 074 / 1 079+185 %9 / 6 mois74 / 1
Nord / Bouches-du-Rhône2 592 / 1 617+60 %8 / 6 mois36 / 35
Finistère / Rhône2 222 / 2 296−3 %8 / 7 mois15 / 41
Lozère / Hérault3 014 / 1 527+97 %9 / 6 mois83 / 21
Bas-Rhin / Gironde2 473 / 1 661+49 %7 / 6 mois44 / 16

Les extrêmes d’abord : la Haute-Marne compte 3 074 degrés-jours, la Haute-Corse 1 079, presque trois fois moins. Entre le Nord et les Bouches-du-Rhône, l’écart reste de +60 %.

La paire Finistère–Rhône montre l’intérêt du mois par mois. Les totaux sont proches (2 222 et 2 296), mais le Rhône a des hivers plus marqués : c’est en décembre qu’il dépasse le plus le Finistère (418 contre 318). Le Finistère, lui, chauffe davantage en mai (145 contre 81) : sa fin de printemps fraîche allonge la saison.

FinistèreRhônemédiane des 96 départements

100200300400500Finistère, juillet : 34 DJU34Rhône, juillet : 6 DJU6juil.Finistère, août : 31 DJU31Rhône, août : 5 DJU5aoûtFinistère, septembre : 72 DJU72Rhône, septembre : 47 DJU47sept.Finistère, octobre : 154 DJU154Rhône, octobre : 152 DJU152oct.Finistère, novembre : 245 DJU245Rhône, novembre : 306 DJU306nov.Finistère, décembre : 318 DJU318Rhône, décembre : 418 DJU418déc.Finistère, janvier : 338 DJU338Rhône, janvier : 436 DJU436janv.Finistère, février : 306 DJU306Rhône, février : 367 DJU367févr.Finistère, mars : 284 DJU284Rhône, mars : 280 DJU280marsFinistère, avril : 223 DJU223Rhône, avril : 177 DJU177avr.Finistère, mai : 145 DJU145Rhône, mai : 81 DJU81maiFinistère, juin : 72 DJU72Rhône, juin : 21 DJU21juinjuil.346août315sept.7247oct.154152nov.245306déc.318418janv.338436févr.306367mars284280avr.223177mai14581juin7221
Degrés-jours par mois, de juillet à juin, moyenne 1991–2020 : Finistère (Quimper) et Rhône.

La Lozère et l’Hérault sont voisins, mais la station de Lozère est à 746 m et celle de l’Hérault au niveau de la mer : l’altitude et l’éloignement de la mer font +97 %. Le guide sur le relief et le littoral détaille ces écarts.

Ce que le comparateur ne fait pas

Il compare des climats mesurés, rien d’autre. Il n’affiche ni prix de l’énergie, ni facture, ni aide publique, et ne dit pas quel équipement choisir ni quelle puissance installer. Chaque département est représenté par une seule station, proche de la préfecture : en altitude ou sur la côte, l’hiver réel peut différer. Paris et les Hauts-de-Seine partagent la même station (Paris-Luxembourg), si bien que leur comparaison donne des chiffres identiques.

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Sources

  • Météo-France, Données climatologiques de base quotidiennes, fichiers départementaux, période 1991–2020, data.gouv.fr / meteo.data.gouv.fr, Licence Ouverte / Etalab 2.0. Indicateurs recalculés par Climat Chauffage (une station de référence par département), voir la méthode.
  • Arrêté du 31 mars 2021 relatif au diagnostic de performance énergétique, annexe 1, méthode 3CL-DPE, § 18.1 (zones climatiques et températures de base).